Senhuile invitée à intégrer la chaîne de valeur rizicole et horticole

Le gouverneur de la région de Saint-Louis (nord), Alioune Aidara Niang, a invité jeudi la firme agro-industrielle locale Sen huile à intégrer la chaîne de valeur rizicole et horticole, afin de mieux vendre son label.

‘’Nous avons demandé à Sen huile d’être dans la chaîne de valeur rizicole en s’engageant pleinement dans l’exploitation, le conditionnement du paddy et la production du riz brisé pour que son label se retrouve dans tous les lieux de commercialisation’’, a-t-il notamment déclaré.

Le gouverneur de la région de Saint-Louis s’adressait à des journalistes, à l’issue d’une visite effectuée jeudi soir sur les installations de cette firme agro-industrielle, qui exploite des terres à cheval sur les communes de Ngnith et de Ronkh, dans le département de Dagana.

‘’Aujourd’hui au niveau local le produit de Sen huile est très prisé mais il n’est pas visible car vous ne verrez la marque nulle part’’, a fait savoir M. Niang.

‘’En plus de nous aider à atteindre l’autosuffisance en riz, Sen huile s’est également lancée dans la diversification en intégrant la filière horticole à travers la patate douce, l’oignon, entre autres’’, a-t-il relevé.

Aujourd’hui, l’horticulture dans cette région a un chiffre d’affaires de 200 milliards de francs CFA, a fait savoir le chef de l’exécutif régional.

Si toute cette passion autour du foncier cessait, les filières rizicole et horticole pèseraient entre 400 et 500 milliards de francs CFA, dans les cinq prochaines années, selon le gouverneur de Saint-Louis.

Sen huile, entreprise sénégalo-italienne, devrait notamment produire cette année quelque 8.400 tonnes de riz paddy, a appris l’APS sur place. Cela constitue un tournant dans les activités de l’entreprise, initialement installée dans la localité avec l’objectif de produire du biocarburant.

Les difficultés dans sa gestion, l’inadaptation du sol, et l’hostilité d’une partie de la population locale ont plongé Sen huile dans des difficultés, contraignant vraisemblablement ses promoteurs à changer de stratégie.

Cela a également poussé les autorités administratives et locales à réduire de moitié la superficie de 20.000 hectares allouée au départ à l’entreprise pour le développement de ses activités.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire