Insecurité alimentaire au Sénégal – 484.480 personnes sont menacées

Le Sénégal, est sous la menace d’une insécurité alimentaire. La révélation est faite hier, à Dakar, au cours d’un séminaire organisé par le ministère de l’Elevage. Portant sur le diagnostic de l’intégration de la dimension pastorale dans le système d’alerte précoce. Selon le conseiller spécial du Premier ministre en sécurité alimentaire, 484.480 ménages sont touchés dans le monde rural.  

«Au Sénégal actuellement, il y’a un taux d’insécurité alimentaire réel qui démontre que certains ménages ruraux vivent dans des difficultés alimentaires. Au moment où l’on parle, il y’a 484.480 personnes qui sont dans cette situation à la fin de la phase 3 de l’analyse du cadre harmonisé soit l’équivalent de 2 à 3% de la population. Ces gens ont besoin d’une assistance réelle pour échapper à cette menace» a révélé ce mardi à Dakar, le secrétaire exécutif  du Conseil national de sécurité alimentaire, Dr Aly Mohamed Sega Camara. Il a fait cette déclaration lors d’un atelier de partage et de validation du rapport d’une étude nationale. Lequel portant sur le diagnostic de l’intégration de la dimension pastorale dans le système d’alerte précoce (Sap). Cependant, malgré cette situation inquiétante, le conseil spécial du Premier ministre en sécurité alimentaire a rassuré les populations. En effet, selon M. Camara, cela n’a rien à voir avec une famine. «Pour pouvoir parler de famine, il faudrait qu’il y ait un constat de rupture de stock et qu’on ait plus rien à manger dans le pays mais aussi que les gens soient tentés de migrer et que de fois, cela soit accompagné de morts d’hommes. Mais tel n’est pas encore le cas». Il indique que pour prendre en charge les préoccupations, il y’a vingt départements qui sortent avec des poches dont celui du Podor, Matam, Tambacounda, de Kédougou, de Kolda, de Ziguinchor, de Sedhiou…

A l’entendre pour prévenir ce genre de situation, le gouvernement du Sénégal a développé un ensemble de projets et de programme de résilience pour contenir ces questions d’insécurité ; «parce que nous sommes dans la zone du Sahel et le climat n’est pas toujours favorable». Devant ces difficultés dit-il, était mis à jour le système d’alerte précoce depuis 2006, qui est d’une très grande utilité pour le pays. «Celui qui existe au Sénégal est logé dans le cabinet du premier ministre. Il consiste à rassembler un ensemble d’informations pour traiter, analyser et donner un ensemble d’informations urgentes à l’autorité, aux partenaires également afin de permettre aux uns et aux autres, de prévenir les catastrophes». Il est attendu de cet atelier la prise en compte de l’ensemble des indicateurs de suivi de la situation pastorale mais également et surtout les indicateurs d’alerte en cas de crise pastorale.

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