140 milliards pour la fertilité des terres de l’Afrique de l’Ouest

La terre est une donnée incontournable dans l’activité pastorale. Cependant le Sénégal n’offre pas toutes les garanties de fertilité dans ce domaine. La transhumance des animaux vers d’autres contrées de la Mauritanie et des pays frontaliers en est une illustration. Dans le cadre du Projet régional d’appui au pastoralisme dans le Sahel, le Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss) a commandité une étude sur la préparation d’une stratégie régionale pour la promotion du pastoralisme au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Financé par la Banque mondiale pour un montant de 240 millions de dollars, soit 120 milliards de francs Cfa ledit projet regroupe la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Tchad et le Sénégal. Ce dernier qui se taille près de 16 milliards de francs espère y développer une politique de renforcement de la fertilité de ses terres.
L’agression du foncier pastoral, la compétition que se mènent les différents acteurs sur la gestion des terres entre autres plombent le secteur de l’élevage. «Nous savons que les éleveurs sont dans des terres extrêmement déshéritées et sont exposés de manière récurrente à des crises pastorales. Il y a aussi le manque d’infrastructures sociales économiques de base», a reconnu Mamadou Ousseynou Sakho, secrétaire général du ministère de l’Elevage et des productions animales, hier, lors de l’atelier de partage et de validation du rapport sur l’étude sur la stratégie pastorale. Cependant les autorités sénégalaises peuvent compter sur l’appui du Cilss qui, à travers sa stratégie régionale, offre un cadre d’interventions harmonisées pour toutes les actions de promotion et de valorisation des ressources pastorales. «Il faut une gestion durable des terres. On ne peut pas évoquer cette question sans parler de pastoralisme.

 

Lorsque vous faites une surcharge animale sur un écosystème, vous le déséquilibrez. Si tel est le cas, la terre est dégradée et n’aura aucune fertilité. Par conséquent, elle ne peut pas produire», signale Colonel Aliou Diouf, secrétaire permanent du Conseil national du Cilss relevant un «écosystème très fragile» au Sénégal.

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